Actualités Musicales et High-Tech Diverses
Je vous propose tous les mercredi de retrouver l’actualité de l’industrie musicale de la semaine dans cette nouvelle rubrique fraîchement intitulée “la Revue de Presse Internationale“. Derrière ce titre pompeux se cache une sélection d’articles de blogs et médias internationaux parus dans la semaine et résumant l’actualité du secteur que je n’aurais pas eu le temps ou le courage de traiter. Par conséquent de nombreux articles ne seront pas écris dans la langue de Molière, mais la langue du document sera indiquée à coté de l’article par le signe [FR] ou [ENG]. J’essayerai ainsi d’être le plus éclectique possible et d’assurer tant bien que mal une parité Française/Anglaise dans cette revue de presse hebdomadaire.
Voilà pour ce mercredi, j’espère que cette rubrique sera utile à la majorité d’entre vous qui n’avez pas forcement le temps de scruter l’actualité du secteur. N’hésitez pas à réagir et a donner vos impressions quant à la rubrique et à son contenu, et à la semaine prochaine.
On s’accorde à dire que les blogs sont désormais une source d’information réelle, voire un média à part entière. Mais ce moyen de communication n’est pour le moment que trop confidentiel, et réservé à une communauté avertie et finalement peu nombreuse. De plus, dans la conscience collective, on associe encore trop le blog au journal intime du web, alors que nous sommes de plus en plus nombreux à tenir un blog “professionnel”.

C’est pourquoi Alapage a décidé de tenter de démocratiser ce phénomène en lançant une série de blogs traitant de sujets légèrement orientés geek (au bon sens du terme) en essayant d’avoir une approche le plus grand public possible. Ainsi Alapage bénéficie de la qualité du contenu des blogs via les redirections vers les pages produits d’Alapage.com. Serait-ce le moyen d’être bloggueur influent sans être influé? Je trouve en tout cas que c’est un moyen efficace pour donner de la crédibilité aux blogs en général, chose qui manque cruellement face aux médias traditionnels souvent moins performants sur des sujets similaires.
N’hésitez pas à faire un tour sur La Page High-Tech consacrée aux nouveaux gadgets et produits High-Tech, et dont la rédaction est assurée par Borey Sok et Jonathan Moreau, deux bloggueurs confirmés.
La musique Live a tendance à être la valeur refuge de l’industrie musicale, et pour cause elle affiche une croissance insolente face aux pertes du marché du disque. Cependant il est important de ne pas se limiter à la simple vente de billets quand on parle de la musique live, car il existe désormais de nouvelles sources de revenus pour le secteur.
Ainsi les regards sont tournés vers la manière dont internet a révolutionné la création, le marketing, et la distribution de la musique enregistrée, mais l’effort d’innovation est aussi appliquée à la musique live. En effet, la révolution concerne aussi la façon dont les places de concerts sont achetées/réservées, et les nouveaux moyens de monétiser le concert, pendant et après l’événement.
Ce n’est pas pour rien si de nombreux artistes demandent au public de d’allumer leurs portables non plus les fameux briquets. Car désormais pendant le concert, les fans ont la possibilité d’envoyer des textos vers les écrans géants pour voir leurs noms s’afficher moyennant 1 euro ! C’est d’ailleurs lors d’un concert d’Anastasia que le constat a pu être fait, et il est sans appel : environ 10% de l’audience aurait participé, ce qui me parait très encourageant. En effet, même si sur 6000 spectateurs cela ne représente finalement que 600 personnes, les perspectives sont très intéressantes. Cela voudrait dire que les spectateurs sont prêts à dépenser pendant le concert et que le nombre d’achats impulsifs lors de ces événements est non négligeable.
Il existe aussi d’autres services favorisent une relation particulière entre le fan et l’artiste en offrant des services dans la continuité du concert. En voici une liste exhaustive :
Tout ceci n’est évidemment que le commencement d’une digitalisation de l’industrie de la musique live. Même si celle-ci ne peut être dématérialisée (du moins pas encore), les tendances penchent clairement vers une monétisation de la relation privilégiée qu’il faut absolument instaurer entre le fan et l’artiste. Cette relation privilégiée est pour l’instant monétisée autour des concerts, mais l’avenir d’une partie des revenus de l’industrie musicale pourrait bien se trouver autre part, en creusant un peu ce filon.
Cette année 2008 n’a pas fini de faire parler d’elle. Tout comme la loi “Création et Internet”, l’HADOPI, et Christine Albanel. Mais que doit-on comprendre dans tout ce charabia juridique et quelle position prendre face à ces problématiques récurrente que sont le téléchargement illégal et la riposte graduée?

Tout d’abord, il faut resituer les faits dans leur contexte et surtout essayer de tout simplifier pour ne pas s’y perdre. Sous le terme “Création et Internet”, Christine Albanel compte légiférer un secteur très complexe et peu stable. Mais malgré un nom peu évocateur des secteurs visés, ce sont l’industrie musicale et cinématographiques qui seront bénéficiaires de cette loi. Par ailleurs, les termes de “riposte graduée” et “HADOPI” sont étroitement liés à ce projet de loi, car HADOPI sera l’entité chargée d’avertir d’abord, et puis de sanctionner les internautes ne respectant pas la loi et téléchargeant illégalement. Ainsi ce processus est appelé la “riposte graduée” puisque les sanctions ne sont pas immédiates mais progressives.
Et c’est sur cette riposte graduée que les débats font rages. En effet, les associations de consommateurs dénoncent alors une atteinte à la liberté des utilisateurs, et s’insurgent devant l’instauration de cette Haute autorité que sera l’HADOPI. Mais je vous propose de ne pas rentrer dans ces débats concernant des détails, car la question est beaucoup plus profonde, et je ne crois pas qu’ils y aient les bons d’un coté et les mauvais de l’autre. Cependant si vous souhaitez plus d’informations techniques et législatives voici quelques liens ou le débat est intense. (Numérama, la réaction du SNEP, la réaction de Philippe Astor, les initiatives : J’aime les internautes, J’aime les artistes).
La raison de cette prise de hauteur est simple. L’avenir de l’industrie musicale passe par des visions différentes. Ainsi j’estime que les 2 positions sont valables, mais qu’il est nécessaire de prendre une décision en toute objectivité, et ne pas rentrer dans la dualité en opposant ces 2 visions, car elles peuvent être complémentaires. En effet, d’une part le gouvernement choisi l’éducation du marché via la loi Création et Internet, et d’autre part, les utilisateurs et certains médias prônent l’adaptation de l’industrie aux comportements consommateurs et aux nouvelles donnes du marché. Par conséquent la problématique principale doit être : Est-ce que l’on doit éduquer le marché ou s’y adapter? mais elle peut aussi prendre la forme d’une addition de l’éducation et de l’adaptation.
Je pense que Christine Albanel est sincère dans son projet de loi, même s’il ne faut pas se voiler la face, les lobbys de l’industrie ont exercés une pression certaine et ont évidemment été influents sur ce projet de loi. Mais le but avoué de ce texte est de redonner de la valeur à la musique. Car comme je l’ai déjà dis, la musique devient un produit d’appel, et se vend désormais comme un contenu. Quant aux détracteurs de cette loi, ils accusent le gouvernement d’une méconnaissance total du marché et de la révolution que l’industrie musicale est en train de subir, et je pense honnêtement que c’est faux. Je pense même que s’opposer au projet de loi est un phénomène de mode, et c’est choisir la facilité que de dénigrer une telle mesure.
Car en effet si l’on a conscience de la crise et des chiffres réels, cela nous amène à réfléchir plus objectivement. En effet comme la plupart le savent, l’industrie musicale a perdu 50% de ses revenus en 6 ans. En résumé, l’industrie musicale mondiales est passée de 40 milliards de $ à seulement 20 milliards et la baisse continue. En faisant de la musique un produit gratuit et en essayant de rentabiliser via d’autres business models, l’industrie ne retrouvera jamais ses 20 milliards, et courra à sa perte. Il existe la solution de la licence globale, mais cela revient à bureaucratiser le processus de redistribution des droits et des bénéfices, et dans un pays comme la France, ce n’est pas une bonne solution.
Alors en effet, un projet de loi pour redonner de la valeur à la musique et à la production musicale n’est pas une si mauvaise solution. Pourtant le changement des modes de revenus dans l’industrie musicale est indéniable. Les compétences et les techniques de ventes doivent être revues en grande partie et le CD ne deviendra plus qu’un support minoritaire. Mais cela n’empêche en rien d’acheter la musique et de la rentabiliser de plusieurs manières, aussi nouvelles soient-elles. Par ailleurs, le ministère de la culture ne souhaite pas condamner des innocents comme certains l’écrivent, car la finalité de cette mesure est plus psychologique que législative.
Télécharger un album à 10 €, c’est comme acheter une pizza, mais en encore plus simple.
“Russia, time for partnership” sera le titre de la première journée du MIDEM 2009. Cet événement aura pour but de promouvoir le marché de la musique Russe qui manque clairement de visibilité. Organisé par le Billboard Russian Edition, cette initiative prendra forme via plusieurs concerts, conférences et présentera la diversité de l’industrie musicale Russe.
Le marché digital de la musique Russe est encore confidentiel, et les ventes ne représentent encore que 5 à 7% des ventes totales. Mais son taux de croissance laisse présager un avenir plus radieux pour un pays qui compte plus de 40 millions d’internautes. De plus, avec une croissance des abonnés internet de 72% par rapport à 2007, la Russie se hisse à la 2ème place des pays comptant le plus d’internautes en Europe et ne compte pas en rester là…
Mais la Russie est aussi le 4ème marché mondial de téléphonie mobile, avec un parc hallucinant de 180 millions de portables ! Alors même si la mobilité en terme de musique n’en est qu’a ses balbutiements, le marché est prêt à être exploité et les perspectives à long termes sont par conséquent très prometteuses.
Ainsi le pays se trouve dans une période charnière concernant le marché de la musique digitale, et des partenariats extrêmement intéressants peuvent être signés avec les sociétés Russes présentes au MIDEM. Pendant que le monde entier est tourné vers la Chine et l’Inde, l’avenir pourrait bien se situer plus prêt de chez nous, et pour une fois qu’un pays plein de promesses fait le premier pas, il ne faut pas négliger l’opportunité.
A suivre lors du MIDEM, bien évidemment. Et pour plus d’informations visitez : http://www.midem.com
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Bonne lecture !