Actualités Musicales et High-Tech Diverses
Ce lundi j’ai eu la chance de pouvoir aller à l’Appart SFR, le ShowRoom de l’opérateur Français qui est disposé, comme son nom l’indique, en appartement. Ainsi les nouveautés sont exposées dans “la chambre”, “le salon” et “la cuisine” toutes les pièces ayant un thème particulier. Parmi ces nouveautés, j’ai pu testé le BlackBerry Storm, un robot piloté via un téléphone 3G, une table interactive type Microsoft Surface. Mais j’étais surtout là pour découvrir le nouveau site musique de SFR : Attention Musique Fraîche !
Cette plateforme se veut la plaque tournante de tout le domaine d’activité stratégique “musique” de SFR. Même si la version actuellement en ligne est une bêta, elle en dit long sur la stratégie de diversification de l’opérateur français. En effet le site affiche clairement la couleur et met en avant ses nouvelles offres de téléchargement illimités mobile sans DRM. Ainsi sur la page d’accueil du portail, on retrouve tous les nouveaux business models récemment appliqués à la musique : Les vidéos Live à télécharger, une section Flash Info, des morceaux en streaming, des exclusivités SFR, une billetterie interactive, un espace musique perso, du téléchargement légal et tutti quanti.
Un des services de SFR musique est particulièrement innovant, le “Live Concerts SFR”. Le principe : recréer sur le web l’ambiance et l’interactivité d’un concert. Tout d’abord septique, j’ai quand même écouté attentivement la présentation en essayant de rester le plus objectif et pragmatique possible. Ainsi SFR propose un visionage Live en streaming du concert avec de multiples services et permettent notamment à l’utilisateur de changer de caméra, de visiter virtuellement la salle, et de chatter avec les autres internautes/spectateurs présents. De plus, la valeur ajouté de la plateforme se situe avant et après le live. L’artiste répond en vidéo à une dizaine de questions posées par les internautes, puis les meilleurs moments et les photos du concert sont visionables en streaming sur le site. Néanmoins, même si l’ambiance est virtuellement retranscrite grâce à un système de statuts prédéfinis, je ne pense pas que la digitalisation de ce type d’événement soit pertinente. De surcroît la dimension sociale d’un concert est difficilement numérisable. Pour moi ce genre de service intervient trop tôt sur un marché en pleine transition et encore peu mature. Pourtant SFR instaure une relation entre le fan et l’artiste, mais je pense que seules les logiques pré/post concerts sont pour le moment applicables.
D’aucuns diront qu’assister à un concert est un concept indématérialisable, mais dans une société ou beaucoup de rapports ont tendance à être numérisé, nous ne sommes pas au bout de nos surprise. Reste à savoir si SFR nous en prépare d’autres.
Si la news de la semaine reste la nomination d’un ancien de MTV à la tête de Myspace Music, l’actualité de la semaine n’en est pas moins riche. Une actualité très digitale tout de même avec la sortie d’HitMuse Pro, et des nouveautés sur le marché de l’offre numérique. La révolution de l’industrie musicale et sa dématérialisation se font plus que jamais ressentir, et cela annonce une année 2009 particulièrement chargée.
Voila pour cette semaine, j’espère encore une fois que c’est news que je n’ai pas pu traité vous apportent quelquechose, et à la semaine prochaine !
Les Mashable’s Open Web Awards sont l’occasion pour de nombreuses startups d’accroitre leur visibilité et leur crédibilité. Dix d’entre elles ont été retenues dans la catégorie “Musique” et je vous propose de rapidement faire un tour de ce qu’elles proposent.
Voilà pour ce Mashable’s Open Web Awards. Pour ma part j’ai voté pour Fairtilizer qui propose un service novateur et un contenu musical de qualité. L’interface, en plus d’être claire et simple, est belle. Bref un service de qualité avec des perspectives à long terme et une diversification des activités possible. On en redemande.
Pour qui auriez/avez vous voté? Et pourquoi ce choix?
Cela fait longtemps que je parle de la licence globale dans mes articles, et que je la place en tant qu’unique solution viable à long terme pour l’industrie musicale. Mais il est nécessaire de faire la part des choses, de prendre du recul, d’essayer de dégager des tendances et d’en tirer des conclusions objectives. C’est ce que je vais essayer de faire dans une série d’article qui va tente de répondre aux principales questions liées à cette problématique. Tout d’abord il est indispensable de faire un état des lieux de la consommation de la musique, et des revenus qui en découlent. Ensuite j’exposerais les différentes théories et points de vues concernant la mise en place ou non d’un système de licence globale.
Je commence ainsi par la consommation de la musique depuis l’avènement du CD premièrement, et je vais essayer de mettre en relation le phénomène avec les nouveaux comportements consommateurs et la digitalisation de cette industrie. Voici donc 2 schémas qui résument (aux États-Unis) l’évolution du nombre de consommateurs de la musique, et surtout la moyenne de leurs paniers d’achat moyens par année. Le constat qui peut être tiré après une première lecture est plutôt simple : La part de la population qui consomme de la musique a très fortement augmentée, mais rapporté à la consommation par personne, le budget annuel a presque baissé de moitié. Je ne sais pas si ce schéma tient compte de l’inflation, et dans le cas contraire, les chiffres seraient encore plus frappant.

Comme nous le savons, les raisons sont multiples, et pour en savoir un peu plus je vous invite à lire mon article sur la déchéance du CD, phénomène qui joue pour beaucoup dans l’orientation que prend le secteur. Ainsi la dématérialisation se matérialise (si c’est pas paradoxal ça) aussi par une croissance exponentielle de l’offre online gratuite de streaming comme Deezer, Pandora, Muxtape, LastFM. De facto, le concept de l’album avait déjà un pied à terre, cela fini donc de l’achever. Et pour cause ces modèles là mettent en avant la valeur du titre à l’unité, la consommation de masse de la musique, et le tout gratuitement. Alors que le CD avait enfermé la musique pour pouvoir la vendre en tant que produit, le mp3 libère ce média pour en faire un service dont on paye l’accès. J’aborderais ce sujet plus en détail lors des prochains articles, mais je vais me concentrer sur le marché actuel de l’industrie musicale notamment grâce à une équation étonnante.
J’avais été frappé par le pragmatisme de Scott Cohen lors du dernier MIDEM (déjà un an…) et ses recommandations. La démonstration est plutôt linéaire et je vais essayer de la résumer en quelques lignes. Tout d’abord Scott dresse un bref état des lieux : En un peu plus de 10 ans, l’industrie musicale à perdue la moitié de sa valeur, soit environ 20 milliards de dollars. En estimant que le marché potentiel soit le nombre de fichiers échangés illégalement en p2p, on arriverait à 12 milliards de $ par an. Avec des modèles d’abonnements le marché effectif ne sera jamais de 12 milliards. Quant aux revenus publicitaires? Les réseaux sociaux ne redistribuent au total que 200 millions de dollars à l’industrie musicale, très loin d’un équilibre pour le secteur.
C’est alors que Scott Cohen parle de la licence globale : Avec 1 milliard de PC connectés à internet, et 4 milliards de mobiles, une taxe de 1$ par mois par accès correspondrai à un CA de 50 milliards de $ par an. Voilà une équation résolue en quelque lignes, mais nous savons pertinemment que le problème est bien plus complexe, et que la question même de l’application de la licence globale pose énormément de problèmes.
Je continuerai la réflexion avec une présentation des théories relatives à cette problématique, et avec une réflexion moins chiffrée mais plus objective sur l’orientation que l’industrie musicale prendrait si un modèle comme celui-ci venait à être appliqué.
Voici une présentation que j’ai faite dans le cadre d’un oral. Elle a pour but de résumer succinctement et efficacement la crise que traverse l’industrie musicale, le tout en 10 minutes.
Les problématiques ne sont pas approfondies mais cette présentation permet à une personne externe aux industries en question d’avoir un aperçu du problème, et de comprendre le mécanisme simplifié d’une économie qui change de business model.
En tout cas même si ça prend un peu de temps d’uploader ses ppt sur SlideShare, le service est complet et très pratique.
Ce blog traite de l’actualité musicale lié de près ou de loin aux nouvelles notions et plateformes 2.0 qui voient le jour.
Il traite aussi de l'actualité web 2/3.0, des start-ups émergentes et des géants du web.
Mais c'est surtout un moyen de m'imposer une rigueur de travail pour la rédaction de mon mémoire sur l'industrie musicale.
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Bonne lecture !