TrendWatching.com a récemment publié un rapport concernant l’émergence d’un nouveau concept appelé “Free Love”. Cela correspond en Français à “l’amour du gratuit” et traduit une tendance particulière du web qui est le pouvoir du gratuit (Power of Free). Les consommateurs étant de plus en plus porté sur ces valeurs, les campagnes marketing sont alors adaptées, et il est intéressant de voir les effets sur l’avenir de la promotion, de la distribution et du marketing de la musique.

En effet, avec des services comme Wikipédia, Deezer, des comparateurs de prix, le consommateur s’attend toujours à bénéficier de services toujours plus efficace et surtout gratuits. Ainsi la stratégie des industrie concernées se doivent de trouver des business models toujours plus performant, et alignés sur la nouvelle donne du concept “Free Love”.

Incidences sur le marché de la musique

Par conséquent les techniques marketing utilisées notamment dans le secteur de la musique, changent radicalement. Pour exemple le lancement du dernier album de Coldplay avec un titre et des concerts gratuits. Le groupe, grâce à une bonne stratégie d’EMI, bénéficie d’une couverture médiatique/web conséquente reliée par la presse spécialisée offline. Même si un groupe comme Coldplay n’a plus grand chose a prouver, ils s’imposent malgré tout comme les pionniers du genre. Je pourrais bien évidemment citer Radiohead et release gratuite de leur album, mais tout le monde connait l’histoire. C’est la preuve que ce nouveau marketing marche réellement et que de plus en plus de Majors en tiennent compte. Dernier exemple, la toute récente sortie de l’album de Carla Bruni a été disponible à la minute précise de sa sortie sur Deezer en écoute gratuite.

Les causes

Les coûts de production des biens physiques sont en nette baisse, et la dynamique du marché online a créée un nouveau mode de distribution, le C2C. Le consumer to consumer est du notamment à l’impressionnante capacité de création du web. Mais au delà de la création, le web permet une reproduction, un partage, et une distribution infinie des produits numériques, et les coûts sont souvent proche de zéro. Par conséquent les nouveaux business sont complètement tournés vers le service, et sont la plupart du temps financés par la pub. Ainsi la banalisation de ces contenus gratuits a fait du “Free Love” une donnée prépondérante des business models online.

Les conclusions sont donc évidentes à tirer, et pendant que l’industrie musicale essaye encore de lutter contre le P2P et s’entête a distribuer des titres avec DRM, le concept de “Free Love” s’installe peu à peu dans les esprits.

L’avenir de la musique dépend donc de la manière dont les labels et majors vont négocier ce virage du gratuit. Ainsi l’industrie musicale sera modelée par ces nouvelles attentes, et ces nouveaux comportements.